
C’est l’histoire de Dimitri et de Amanda deux allemands issus de famille fortunées ; lui est diplomate et elle étudiante .
Il a décidé de partir au Darfour afin d’aider son ami Hans qui travaillait dans une ONG et qui se sentait seul dans l’immensité du désert et l’hostilité frappante des paysages ;
La forme que ce roman a prise se construit à partir d’un entrecroisement de plusieurs récits.En effet, l’auteur commence par relater l’histoire d’amour qui le liait à Amanda ; à ce récit se succède celui de son amitié foisonnante avec Hans, celui-ci fils du partenaire financier de son père ;
Ce récit alterne avec l’histoire de la tragédie dans laquelle a sombré le Darfour :
« Le Soudan, c’est la corruption mondialisée, c’est la prolifération de commerces odieux : ivoire, armes, esclavage...
Le Soudan, c’est à peine une nation, c’est une mosaïque d’ethnies qui n’ont jamais réussi à vivre ensemble !
Le conflit du Darfour est une guerre raciale, religieuse et sexiste. C’est une guerre voulue par une race, par une caste qui se dit pure, à l’encontre des autres castes du pays soi-disant
Impures !... »
En somme, « en quelques mois, le Darfour s’est transformé en une zone de non-droit... où pillages, incendies et massacres prolifèrent dans l’impunité... où des viols sont perpétrés
aux vues de tous ― même des viols de petites filles (…)
Tout ce carnage s’y est déployé sans que la communauté internationale « n’intervienne » pour ainsi changer le cours de ces événements qui secouent ce pays…
« L’Allemagne et les autres pays de l’ONU n’attendront peut-être pas la fin des combats pour venir sur place. Mais l’Allemagne et les autres pays de l’ONU attendront très certainement la fin des combats, pour envisager de punir les atrocités, de quelques-uns, des leaders capturés(…) les frontières des nations sont tracées dans le sang ! »(p55)
Même si toutes les personnes qui étaient rattachées a l’ambassade étaient retournées en Allemagne Hans et Dimitri ont décidés d’y rester; les deux travaillaient dans les camps ou étaient réfugiées des milliers « d’âmes » ; ils se Chargeaient « d’escorter les convois de nourriture, guider jusqu’au camps les familles errantes et les villages en danger ― et cela, au péril de « leur » vie ―... soigner les blessures, organiser le camp, et apprendre à lire et à écrire aux enfants »
Ne pouvant plus supporter l’absence de son amoureux, Amanda décida de le rejoindre ; une fois arrivée au Darfour, elle lui avança une demande en mariage ; ce qui fut aussitôt fait.
C’est une manière à l’auteur de dire que même si la mort rode à chaque coin de rue, l’amour reste encore plus fort que tout.
« il y a des jours ou on enterre des morts, il y a des jours ou on fête les vivants » (p71)
Ce récit est très dur et même insoutenable par moment ; cette absence de sensibilité que l’on peut ressentir à la lecture de « roman » me semble, paradoxalement, comme l’expression de l’extrême sensibilité de l’auteur qui se trouve dans un profond désarroi devant ce pays meurtri.
C’est malheureux de voir que l’histoire se répète et « les pires exactions aussi ».
Je m’excuse de ne pas pouvoir vous livrer la fin de l’histoire (je reste sur ma faim moi aussi car je n’ai pas pu la télécharger) ; celui ou celle qui a la version électronique de la dernière partie qu’il me la communique.
1 commentaire:
Bonjour
J'ai supprimé le blog des mariés du darfour
car j'ai décidé de me retirer d'Internet
je vous remercie pour votre soutient qui m'a beaucoup ému
mais pourriez vous supprimer ce billet s'il vous plait
car je participe actuellement à un concours de roman
et laisser des traces des mariés du darfour sur Internet
ne pourrait que me porter préjudice
merci de votre compréhension
Enregistrer un commentaire