mercredi 27 août 2008

Pablo Neruda "Prix Nobel de Littérature 1971

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

Un petit conte anonyme

Les deux loups intérieurs
Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

" Laisse-moi te raconter une histoire...
Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret.
Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi.
C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure.
J'ai souvent combattu ces sentiments"
Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi;
le premier est bon et ne me fait aucun tort.
Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser.
Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste.
Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère.
La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.
Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison.
Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses.
Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.

Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."
Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :

" Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"

Le grand-père sourit et répondit doucement :

"Celui que je nourris."

lundi 25 août 2008

Ecriture d'un corps mutilé...





Le baobab ou « l’arbre solitaire de la savane », « l’arbre à l’envers ", « l’arbre bouteille » ou encore « l’arbre du petit prince » est un arbre mythique et chargé d’histoire.
En Afrique, il existe de nombreuses légendes autours du baobab. En effet, cela va de l’histoire de la naissance du baobab et de l’origine de sa forme, aux rituels sacrés qu’il engendre dans chaque village"
Ce mythe inspire bons nombres d'écrivains africains;Le baobab fou de ken Bugul(pseudonyme que Mariètou Mbaye Biléoma et qui signifie en wolof : « personne n'en veut ») est très révélateur de sens dans le mesure ou ce récit autobiographique constitue "une crise identitaire"; Déchirée entre la culture de ses parents et son expérience de l'Occident la narratrie s'adonne à la prostitution;cette fille non-désirée perd ses repéres au moment de perdre son corps;Son écriture est celle d'un corps qui pleure de douleur...

Albert Cossery: le dandy nonchalent



Né en 1913 au Caire, Albert Cossery est un écrivain de langue française que j’ai découvert il ya pas longtemps ; son style d’écriture, du moins singulier, est tout à fait saisissant.
A la question : « Pourquoi écrivez-vous ? », il répond tout simplement : « Pour que quelqu'un qui vient de me lire n'aille pas travailler le lendemain » ; en effet, cet homme ne haïssait rien tant que la domination de l’homme sur l’homme, le culte de la consommation effrénée et de l’argent-roi.
Tous les romans de Cossery ont pour toile de fond la société égyptienne ; cette société qu’ils dépeignent est en proie à la dérive, à la corruption et aux différentes délations auxquels ses personnages sont soumis afin de « survivre » ; une dénonciation oblique et absurde(en recourant à l’humour et à la dérision) mais qui laisse lire en filigrane l’imposture du pouvoir politique qui a poussé la société égyptienne à ce dénuement.
Les hommes oubliés de Dieu (1941). Ce recueil de nouvelles est une description émouvante de la précarité qui règne dans les quartiers pauvres du Caire.
La maison de la mort certaine (1944). Des locataires d’une maison dans un état de délabrement décident d'écrire une lettre au gouvernement. Mais où l’envoyer cette? « Le gouvernement n'a pas d'adresse. Personne ne sait où il habite et personne ne l'a jamais vu » ; ceci dénote le désintérêt total du gouvernement face à ce qu’endurent les Egyptiens dans leur vie quotidienne.
Mendiants et orgueilleux (1955). Un prof a décidé de devenir mendiant quand il a compris qu'il n'enseignait que des mensonges. Face à l'imposture générale, les mendiants se contentent d'un peu de pain et de hasch. Un flic chargé d'une enquête dans leur milieu va démissionner et devenir également mendiant. « Il n'y avait plus en lui qu'une infinie lassitude, un immense besoin de paix, simplement de paix ».
Il me reste à lire Un complot de saltimbanques (1975), le dernier roman de son œuvre complète (tome1) éditée chez Joëlle Losfeld (une maison d’édition très spéciale qui privilégie les auteurs peu connus et à caractère singulier. Losfeld définit ainsi sa politique de travail :
« Je dirais que j'essaie de publier des livres dont les sujets ne sont pas forcément originaux mais qui se démarquent par un style et un caractère singuliers propres à l'auteur. Qu'il soit un peu dans la marge. »
Vous pouvez lire l’intégralité de l’interview sur : http://www.evene.fr.
C’est un régal que de lire du Cossery. Prenez connaissance de son œuvre et vous ne le regretterez pas…

les écrivains et la censure en Chine.



"Les autorités chinoises, et le régime communiste, ont de tout temps bâillonné les intellectuels, considérant l'art comme un danger pour leur morale. le régime chinois contrôle tout pour éviter les débordements.Les sujets épineux, politiques et historiques sont donc interdits dans quelque parution que ce soit : livres, magazines, médias, Internet. Les autorités rêvent sans doute de réécrire l'histoire : il faut se taire pour oublier. Le livre est donc l'ennemi public numéro un pour le régime. Mais comment empêcher les auteurs de parler ? Par la censure bien sûr(...)
Fort heureusement pour les écrivains chinois, des subterfuges existent pour dénoncer, révéler des horreurs historiques et dépeindre une société mal dans sa peau
En transfigurant le réel, ils parviennent à condamner l'oppression, via la dérision, la parabole ou le réalisme fantastique. Ainsi Mo Yan ou encore Yan Lianke excellent dans ce style, usant et abusant de la métaphore à la barbe des autorités.
Ancien militaire, Yan Lianke s'est vu interdire son livre 'Servir le peuple', jugé trop corrosif;Dans un semblant de calme, l'hypocrisie est devenue l'impératrice de ce régime dictatorial(...)
Yu Hua, Mo Yan, Li Chi, Yan Lianke, Jiang Rong… Alors qu'ils n'étaient que quelques-uns à oser prendre la plume pour parler des événements nationaux dans les années 1980, les auteurs chinois émergent, toujours plus nombreux. Malgré des règles strictes, des tabous encore inviolables, des contrôles, une pression permanente, un espace de liberté restreint, la littérature chinoise n'est pas près de disparaître. A ses côtés, l'Occident demeure une terre d'asile pour manuscrits interdits. La route vers la liberté d'expression semble bien longue dans l'empire du Milieu."
Pour en savoir plus, allez sur Evene;vous y trouveriez l'intégralité du dossier consacré à la culture chinoise.

dimanche 24 août 2008

C'est déja la rentrée!!!!!!!!!!!!!


En cette année littéraire qui vient à peine de commencer, plusieurs écrivains sont attendus;parmi les plus convoités d'entres eux,on peut retrouver "Laurent Gaudé, qui signe chez Actes Sud La Porte des Enfers ; Régis Jauffret avec Lacrimosa (qui, selon les premières rumeurs, est excellent), Amélie Nothomb (évidemment) avec Le Fait du Prince (chez Albin Michel. Evidemment), Christine Angot qui raconte son escapade amoureuse avec Doc Gynéco dans Le Marché aux amants (tout un programme !) publié au Seuil ; Alice Ferney a quitté Actes Sud pour rejoindre Albin Michel avec Paradis conjugal…Deux romans, attendus, racontent l’histoire tragique de l’Algérie : Yasmina Khadra avec Ce que le jour doit à la Nuit (chez Julliard) et Mathieu Belezi avec C’était notre terre (chez Albin Michel)"(vous pouvez retrouver ces différentes info sur http://www.lalettrine.com/article-22198680.html
Mon gout ne se porte guére sur ces titres; j'essaie à présent de me procurer le roman de Mark aguéev qui s'intitule Roman avec cocaine (j'en ai lu quelques extraits et je peux vous dire que ça ne peut que tenir en haleine le lecteur...)
Un avant-gout pour ceux à qui une écriture aussi passionnante qu'énivrante intéresse[...] ce qui importe à l'homme ce ne sont pas les événements survenus dans sa vie, mais seulement la répercussion de ces événements dans sa conscience.
(Roman avec cocaïne, trad. Lydia Chweitzer, p.194, Éd. 10/18 n°2959)
Bonne lecture......

jeudi 21 août 2008

Autres temps, autres mœurs…


Recommandations formulées à l’époque sur les bonnes manières en société.

mardi 19 août 2008

Tu n'auras pas de prénom


A ta naissance, tout le monde rit et tu es le seul à pleurer.Conduis ta vie de façon à ce qu'à ta mort, tout le monde pleure et que tu seras le seul à sourir

Crédo pour ceux qui souffrent

J'ai voulu que Dieu fasse de moi un homme fort, pour que je puisse réussir ma vie.
Il a fallu que je sois faible, pour que j'apprenne à obéir avec humilité...

J'ai voulu la santé, pour que je puisse accomplir de grandes choses.
Il a fallu que je sois infirme, pour que je fasse de meilleures choses...

J'ai voulu la richesse, pour que je puisse être heureux.
Il a fallu que je sois pauvre, pour que je devienne sage...

J'ai voulu le pouvoir, pour que les hommes puissent chanter mes louanges.
Il a fallu que je sois démuni, pour que je ressente le besoin de louanger Dieu...

J'ai voulu qu'on me donne toutes choses, pour que je puisse jouir de la vie.
Il a fallu qu'on me donne la vie, pour que je puisse jouir de toutes choses.

Je n'ai rien eu que j'ai voulu - mais j'ai eu tout ce qu'un homme peut espérer.

Presque malgré moi, mes prières inexprimées ont été exaucées.

Je suis, de tous les hommes, le plus fortuné !


Roy Campanella

Une autobiographie d'un impossible consensus entre un ici et un ailleurs inconciliables


On dit que la littérature africaine sub-saharienne est une « fille de l’errance » ;
En effet, l’exil en est un thème récurrent ; c’est à Paris que le mouvement de la négritude, mené de front par Leopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas et Aimé Césaire, a « germé ».
Dans « cahier d’un retour au pays natal », le personnage entreprend une quête identitaire ; c’est aussi le thème qu’a pris le Camerounais Ferdinand Oyono dans « chemin d’Europe » ou encore celui de son compatriote Mongo Béti dans « Trop de soleil tue l’amour » ou le personnage d’Eddie croyait qu’en partant en Europe, il réussirait assurément. Il confie que c’est « ce qui peut arriver de pire à l’être humain »et c’était la son drame ;
C’est ce mal de vivre que Salie, la narratrice du Ventre de l’Atlantique de Fatou diome, veut épargner à son frère Madické qui rêve de la rejoindre en France l’Eldorado des jeunes, cette « terre promise »;"J'avais beau dire à Madické que, femme de ménage, ma subsistance dépendait du nombre de serpillières quej'usais, il s'obstinait à m'imaginer repue, prenant mes aises à la cour de Louis XIV. Habitué à gérer les carences dans son pays sous-développé, il n'allait quand même pas plaindre une soeur installée dans l'une des plus grandes puissances mondiales ! Sa berlue il n'y pouvait rien. Le tiers-monde ne peut voir les plaies de l'Europe, [.p50]
elle a tout fait afin de le dissuader ;son texte se veut « didactique » dans le sens ou tout son roman s’articule sur deux pôles ; elle donne à lire un Occident égoïste et raciste qui réserve un sort cruel aux émigrés, et une Afrique qui « se meurt presque consentante »
«Le tiers-monde ne peut voir les plaies de l’Europe, les siennes l’aveuglent.»


« Cette fille d'ici et d'ailleurs, déracinée, nostalgique et à jamais incomprise » est la Voix de Fatou Diome ; elle l’a confirmé lors d’une interview par kankan-radio :
« Salie c’est moi, il n y a pas de mystère la dessus »
Bonne lecture à vous

lundi 18 août 2008

Peux-tu simplement m'écouter?

Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, tu n'as pas fait ce que je te demandais.
Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela, tu bafoues mes sentiments.
Quand je te demande de m'écouter et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problèume, tu m'as fait défaut, aussi étrange que cela puisse paraître.
Ecoute, tout ce que je te demande, c'est que tu m'écoutes. Non que tu parles ou que tu fasses quelque chose; je te demande uniquement de m'écouter.
Les conseils sont bon marché, pour quelques francs j'aurai dans le même journal le courrier du coeur et l'horoscope.
Je peux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant, peut-être un peu découragé ou hésitant, mais non impotent.
Quand tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation.
Peut-être est-ce pour cela que la prière marche, parfois, pour quelques personnes car Dieu est muet. Il ou elle ne donne pas de conseils. Il ou elle n'essaie pas d'arranger les choses. Il ou elle écoute simplement et te laisse résoudre le problème toi-même.

Alors, s'il te plait, écoute et entends-moi.

Et si tu veux parler, attends juste un instant et je t'écouterai.

Auteur anonyme indien

Je vous l'offre en partage. A pratiquer sans modération!!! Farah

Sujet de dissertation posé à des élèves de terminale en philo :

ABORDEZ DE MANIÈRE LA PLUS CONCISE POSSIBLE LES TROIS DOMAINES SUIVANTS

> 1. RELIGION
> 2. SEXUALITÉ
> 3. MYSTÈRE

Meilleure copie 20/20 :

MON DIEU, JE SUIS ENCEINTE ! MAIS DE QUI ?

Live simply. Love generously.
Care deeply. Speak kindly.
Leave the rest to God.

dimanche 17 août 2008

Les mariés du Darfour, un roman inclassable d’Aubin Téo( avis aux âmes sensibles :s’abstenir)




C’est l’histoire de Dimitri et de Amanda deux allemands issus de famille fortunées ; lui est diplomate et elle étudiante .
Il a décidé de partir au Darfour afin d’aider son ami Hans qui travaillait dans une ONG et qui se sentait seul dans l’immensité du désert et l’hostilité frappante des paysages ;
La forme que ce roman a prise se construit à partir d’un entrecroisement de plusieurs récits.En effet, l’auteur commence par relater l’histoire d’amour qui le liait à Amanda ; à ce récit se succède celui de son amitié foisonnante avec Hans, celui-ci fils du partenaire financier de son père ;
Ce récit alterne avec l’histoire de la tragédie dans laquelle a sombré le Darfour :
« Le Soudan, c’est la corruption mondialisée, c’est la prolifération de commerces odieux : ivoire, armes, esclavage...
Le Soudan, c’est à peine une nation, c’est une mosaïque d’ethnies qui n’ont jamais réussi à vivre ensemble !
Le conflit du Darfour est une guerre raciale, religieuse et sexiste. C’est une guerre voulue par une race, par une caste qui se dit pure, à l’encontre des autres castes du pays soi-disant
Impures !... »
En somme, « en quelques mois, le Darfour s’est transformé en une zone de non-droit... où pillages, incendies et massacres prolifèrent dans l’impunité... où des viols sont perpétrés
aux vues de tous ― même des viols de petites filles (…)

Tout ce carnage s’y est déployé sans que la communauté internationale « n’intervienne » pour ainsi changer le cours de ces événements qui secouent ce pays…
« L’Allemagne et les autres pays de l’ONU n’attendront peut-être pas la fin des combats pour venir sur place. Mais l’Allemagne et les autres pays de l’ONU attendront très certainement la fin des combats, pour envisager de punir les atrocités, de quelques-uns, des leaders capturés(…) les frontières des nations sont tracées dans le sang ! »(p55)


Même si toutes les personnes qui étaient rattachées a l’ambassade étaient retournées en Allemagne Hans et Dimitri ont décidés d’y rester; les deux travaillaient dans les camps ou étaient réfugiées des milliers « d’âmes » ; ils se Chargeaient « d’escorter les convois de nourriture, guider jusqu’au camps les familles errantes et les villages en danger ― et cela, au péril de « leur » vie ―... soigner les blessures, organiser le camp, et apprendre à lire et à écrire aux enfants »

Ne pouvant plus supporter l’absence de son amoureux, Amanda décida de le rejoindre ; une fois arrivée au Darfour, elle lui avança une demande en mariage ; ce qui fut aussitôt fait.
C’est une manière à l’auteur de dire que même si la mort rode à chaque coin de rue, l’amour reste encore plus fort que tout.
« il y a des jours ou on enterre des morts, il y a des jours ou on fête les vivants » (p71)
Ce récit est très dur et même insoutenable par moment ; cette absence de sensibilité que l’on peut ressentir à la lecture de « roman » me semble, paradoxalement, comme l’expression de l’extrême sensibilité de l’auteur qui se trouve dans un profond désarroi devant ce pays meurtri.
C’est malheureux de voir que l’histoire se répète et « les pires exactions aussi ».
Je m’excuse de ne pas pouvoir vous livrer la fin de l’histoire (je reste sur ma faim moi aussi car je n’ai pas pu la télécharger) ; celui ou celle qui a la version électronique de la dernière partie qu’il me la communique.

samedi 16 août 2008

" A suivre si dieu le veut autant que femme le veut..."

Proverbe revisité par Delphine Valli

"Ce que femme veut, dieu le veut. Evidemment dieu ne pouvait pas vouloir tranquillement ce que femme ne voulait pas. Il fallait
qu’il veuille ce que femme veut. Et ce que femme voudra, dieu le voudra, alors elle se battra pour ce qu’elle veut et dieu se battra pour ce qu’elle veut, c’est à dire, ce qu’en conséquence, il voudra. Dieu pourrait vouloir ce que femme ne veut pas. Par exemple, un fer à repasser ou des bigoudis. Mais dieu n’en veut pas. Il veut ce que femme veut. Alors femme se retranche dans des zones mystérieuses où nul ne comprend ce qu’elle veut parce qu’ainsi dieu ne peut le comprendre non plus et de ce fait, ne peut le vouloir, ne sachant pas ce que c’est. Et ainsi ce que femme ne semble pas vouloir, au fond, elle le veut terriblement."

Deception d'une lectrice non-avertie

chers lecteurs, voici un titre de roman de Tahar Djaout auquel j'ai pas du tout accroché...
En effet,a la lecture de l'invention du désert ,je m'attendais à découvrir un ouvrage précieux susceptible de nous livrer l'histoire de la dynastie des Almohades et de son fondateur a titre posthume Ibn Toumert...
Cependant,mon horizon d'attente a été complétement brouillé;ce qui m'a le plus déplu c'était la langue de bois et le style excessivement alambiqué qu'a prôné l'auteur;en lui lisant, j'ai senti une certaine volonté de la part de l'écrivain de donner à lire une écriture aussi opaque qu'inintelligible ;
A ceux qui veulent se perdre dans les dédales de l'ennui: Bonne lecture

Décés de deux sommités littéraires




Le prix Nobel russe a succombé au cancer...
L’écrivain russe, Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, est mort à l’âge de 89 ans. Il consacra sa vie à l’écriture, le seul moyen lui permettant de dénoncer l'hégémonie,les horreurs et les "vilennies" perpétrées par le régime communiste.

Voici une adresse ou vous pouvez y lire le discours (le cri) qu'il a écrit et qui était censé etre prononcé lors de l'attribution du prix.



Darwich a poussé son dernier souffle...

L'une des figures de proue de la poésie palestinienne Mahmoud Darwich vient de décéder...

J'ai été trés etonnée de voir que la chaine algerienne lui a rendu hommage hier soir mais j'ai tout compris lorsque j'ai vu l'intervention de Hamraoui habib chawki ( aprés tout c'etait un ami à lui autrement, je suis certaine qu'on ne l'aurait pas fait...

Ce qui m'a le plus touché c'etait de voir l'emotion dans le visage de son ami le chanteur et compositeur libanais Marcel khelifé; ce dernier avait la voix toute tremblottante lorsqu'il chantait pour la derniere fois "ahinou illa khoubzi oummi" (cette chanson écrite par Darwich ne cesse de résonner dans ma téte; l'interprétation qu'en a faite Marcel khelifé a été tout simplement boulversante )

Ahinnou, ila khoubzi oummi,

wa kahwati oummi, wa lamsati oummi

yawmen ba3da yawm,Watakboro fiyya toufoulatou,

Wa a3chakou 3oumri, lianni ida mouttou akhejalou mine dam3i oummi,

ah mine dam3i oummi

pour ceux qui ne comprennent pas le sens de ces si belles paroles :

OUMI = ma mère

A ma mère

je me languis du pain de ma mère

du café de ma mère des caresses de ma mère

jour après jour l’enfance grandit en moi

j’aime mon âge car si je meurs j’aurai honte des larmes de ma mère


Le 9 Aout 2008, Darwich n'a pas eu honte des larmes de sa mére...


samedi 2 août 2008

Retenez-le bien!!!

"Si on a 2 yeux 2 oreilles,et 1 seule langue,c'est pour observer 2 fois plus,et écouter 2 fois plus,qu'on ne parle..."

la vie vaut d'etre vécue pleinement.En voici la preuve

Dernier poème de Borgès (réflexion ultime sur son existence) :
« Si je pouvais vivre une nouvelle fois ma vie,
j’essaierais d’y commettre plus d’erreurs,
je n’essaierais pas d’être parfait, je serais plus détendu,
je serais encore plus bête que ce que j’ai été, en fait.
Je prendrais peu de choses au sérieux.
J’aurais moins de soucis d’hygiène.
Je m’exposerais à plus de risques,
je ferais plus de voyages,
je contemplerais plus de crépuscules,
j’escaladerais plus de montagnes,
je nagerais dans plus de rivières.
J’irais à plus d’endroits où je ne suis jamais allé,
j’aurais plus de problèmes réels
et moins de problèmes imaginaires.
J’ai été une de ces personnes qui ont vécu sagement
et abondamment chaque minute de leur vie ;
bien sûr que j’ai eu des moments d’allégresse,
mais si je pouvais revenir en arrière,
j’essaierais d’avoir seulement de bons moments.
Ne perds pas le présent.
Moi, j’étais l’un de ceux qui ne vont nulle part sans
un thermomètre, une bouillotte, un parapluie et un parachute ;
si je pouvais recommencer à vivre,
je voyagerais plus légèrement.
Si je pouvais recommencer à vivre,
je commencerais par marcher pieds nus
depuis le début du printemps jusqu’à la fin de l’automne.
Et je jouerais davantage avec les enfants,
si j’avais encore une vie devant moi.
Seulement, voilà, j’ai 85 ans et je suis en train de mourir. »
Et vous est-ce que vous en ets conscients?